Croquons l’imagination

Mercredi 17 avril 2019, Rob Hopkins, le sympathique anglais, professeur de permaculture, initiateur de la première démarche de transition à Kinsale (Irlande) et infatigable colporteur de transition à travers l’Europe, était à Montpellier pour donner une conférence en lien avec son dernier ouvrage : Le pouvoir d’agir ensemble, ici et maintenant, un livre d’entretien avec Lionel Astruc.

Son propos est tourné vers le besoin, pour nous tous, de rêver un avenir positif, désirable, pour que ce rêve devienne le moteur de nos actions de tous les jours, actions individuelles ou collectives. Mais pour lui, notre créativité et notre imagination sont bridées, emprisonnées, atrophiées en raison de la surabondance de rêves prêts à emporter, de règles à observer, de conventions conventionnelles, et plus encore par l’absence de temps de cerveau disponible due à la surconsommation d’écrans (télés, tablettes, ordinateurs, smart-phones, publicités).

Si Van Gogh était accro à Twitter, Facebook et Instagram, aurait-il prit le temps de contempler ce bouquet de fleurs de tournesol planté dans le vase qui était posée sur la table de son appartement arlésien ? et aurait-il eu l’idée d’en réaliser de magnifiques tableaux ?

Tableau réalisé sans smart-phone

Rob nous invite à redonner le pouvoir à l’imagination. L’imagination est l’une des clefs de la transition. A nous de retrouver cette clef, enfouie sous une montagne de plastique, de fake news, de bling bling, de “sériosité”, de lapins blancs en retard. “Eat me”, “croquez-moi”, voilà ce que le biscuit de Lewis Caroll nous invite à faire, avant de passer de l’autre côté du miroir, avant la transition vers le monde que nous construisons ici et maintenant.

Une dédicace de Rob Hopkins à Sète en transition

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